Difficile accès à une éducation de base de qualité et à des infrastructures scolaires et sanitaires équipées en eau et en électricité


La troisième République, a l’instar des deux précédentes, a investi l’arène politique avec un discours nouveau, prônant le changement et le mieux être des citoyens par des réformes institutionnelles et administratives effectuées en la faveur de la démocratie en 1991 au Mali.

Un système nouveau de gouvernance renvoyant l’administration à la base a été mis en place avec la création de 703 communes rurales et urbaines toutes régies par le système de la libre administration et l’autonomie de gestion administrative et financière. Ceux sont les collectivités territoriales communément appelées « les communes ». En l’espace d’une décennie, le transfert des compétences et des ressources est effectif à un premier niveau à travers celui des secteurs de l’hydraulique, de l’éducation et de la santé, mais le second niveau relatif aux ressources financières ne s’en est guère suivi. Ce qui effraie, c’est l’ampleur de la tâche et les capacités financières limitées de l’Etat lui même. Il est donc à craindre que les communes n’auront pas le même degré de développement, parce que ne disposant pas des mêmes capacités de mobilisation financière.

Selon une étude réalisée par la CAD/Mali en Décembre 2008 dans les communes rurales de Sangarebougou, Nossombougou Safo et Baguinéda, sur les infrastructures sanitaires et scolaires, (scolarisation des filles, l’état des infrastructures et la problématique du respect des normes), l’accès à ces services essentiels est devenu très difficile. Les normes indiquées ne sont pas toujours respectées dans la réalisation des infrastructures scolaires et sanitaires, certains établissements sont vétustes et ne doivent plus servir.

En plus, les établissements scolaires souffrent de la pléthore des effectifs et du manque de personnel enseignant surtout qualifié. Dans certaines communes on a pu rencontré 100 élèves dans une même classe et encadré par un enseignant cela voudrais dire que les services ne sont pas entrain d’évoluer avec la démographie. Pire, la majorité de ces établissements n’ont pas une source d’eau potable ni de l’électricité en leur sein .Les centres de santé communautaires connaissent les mêmes difficultés (manque d’équipement adéquats et de personnel qualifié accessibilité difficile a cause de la distance en cas d’urgences.

Ces problèmes se résument par la mise en cause de la santé des enfants qui sont les plus vulnérables et aussi de leur scolarisation en terme quantitatif et qualitatif.

La méconnaissance ou la non application des normes et réglementations en vigueur sur les infrastructures scolaires et sanitaires, a été démontré par les études comme la cause de ces nombreux problèmes.

Face à cette situation, la CAD/Mali en partenariat avec Oxfam/Solidarité dans le cadre du « Programme de mobilisation citoyenne à la base pour l’accès de tous y compris la petite fille à une éducation de base de qualité et à des infrastructures scolaires et sanitaires équipées en eau et en électricité », dans quatre (4) communes (Sangarébougou, Safo, Baguinéda et Safo) dans la région de Koulikoro, a organisé une rencontre de mobilisation des populations de ces quatre communes rurales sur la base des analyses et mapping des infrastructures scolaires et sanitaires élaborés.

L’objectif général recherché à travers cette rencontre de mobilisation était de mieux impliquer tous les acteurs au niveau communal dans le processus d’accès de tous a des infrastructures scolaires et sanitaires respectueuses des normes indiquées.

Cette rencontre fait suite à une session d’interpellation entre autorités locales et populations dans les mêmes localités pour les mêmes problématiques.





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